Nous entendons régulièrement des commentaires de coureurs ou d’athlètes nous disant qu’ils sont contraints de suspendre leur entraînement puisqu’ils sont enrhumés. Qu’en est-il en réalité, ont-ils tort?

 Selon une étude récente, un entraînement cardio à intensité moyenne n’entraîne aucune différence significative dans l’intensité des symptômes du rhume ou d’une infection  des voies respiratoires supérieures.

 En présence de symptômes bénins (nez qui coule, léger mal de gorge…) vous pouvez continuer à vous entraîner. Il serait toutefois sage de réduire la durée mais surtout l’intensité de vos séances, particulièrement au début de l’infection, moment où vous ne savez pas si votre condition empirera.

 Par contre, si les symptômes sont sévères (toux grasse, poumons congestionnés, respiration difficile, courbatures, lourdeurs musculaires) stoppez sans hésitation l’entraînement intensif pendant au moins 4 jours et attendez d’être complètement rétabli avant de reprendre. Une interruption de quelques jours n’aura pas d’effet sur votre forme physique alors qu’à l‘inverse, une reprise trop hâtive peut retarder votre rétablissement et même provoquer des complications. Si la fatigue est toujours présente après que les symptômes se soient estompés, ne conservez que la moitié de votre volume habituel d’entraînement au cours de la première semaine de reprise et évitez tout effort violent qui solliciterait un grand travail pulmonaire. Également évitez l’entraînement avec des amis qui seraient susceptibles de vous lancez des  défis auxquels vous ne pourriez résister.

 Tout devrait rentrer dans l’ordre après quelques jours!